Quelques Textes... |
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Sierra Nevada |
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| Des galets brûlants
Des sommets de glaces Des épais torrents Que rien ne menace Le blanc de l’écume Le rouge de la pierre qui fume Usée par le vent Pinceau du firmament Sierra Nevada Instrumental
Sierra Nevada |
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L'indienne (haut) |
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| Les flèches de coudrier, les vaches autour de la maison Dans le vieux marronnier, deux apaches traquaient les bisons Les apaches ont grandi, effacé les peintures de guerre Le temps n'a pas trahi, a changé les amis en frères Quand
t'as croisé ses yeux, les miens je crois n'ont rien montré Ref Ton indienne a les yeux si clairs, on y voit le fond des rivières
Un soir à la rivière, j'ai trouvé ses bracelets
nacrés Refrain
Les tambours ont tonné quand l'ange s'est découvert des
ailes Refrain |
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Le temps des cerfs volants (haut) |
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| Cinq ou six grains de sable prisonniers des orteils Le frottement des sandales sur les coups de soleil Et les ronces accrochées aux dérailleurs des vélos Le sel recristallisé dans les coutures des maillots Au camping
des goélands, la longue sieste obligatoire
Ta poupée sur le sable qu'emporte la marée Refrain Les désagréments d'hier font bien sourire aujourd'hui Refrain |
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Mosquito Reggae (haut) |
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| Partis pour une autre terre Une terre moins terre à terre Malades sur le bateau La mer est bien amère Et le soleil trop chaud Exotique et mystique Refrain : Et toute la nuit, ça chante (reggae)
Pas de musique touristique
Pas de musique touristique |
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Prête-moi tes lunettes (haut) |
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| Toi t'entends des rivières couler des caniveaux T'imagines des lumières derrière tous les rideaux Quand viendra le désert Quand vraiment 'y'aura plus d'eau Tu danseras dans la poussière, ton chameau sur les dos Tu t'étonnes
des nouvelles, tu t'amuses des journaux
Prête-moi tes lunettes T'entends des mélodies dans les grondements d'un avion Tu cherches ton paradis comme on cherche l'inspiration Refrain Toi t'entends des rivières couler des caniveaux
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Les jardins japonais (haut) |
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| Vois ces jardins japonais où tout est figé Même le silence Ou des geishas trop fardées sous leurs ombrelles de papier Protègent des yeux de faïence Je ne veux pas d'un chemin
ombragé d'arbres nains
Je ne veux pas d'un chemin ombragé d'arbres nains
Je ne veux pas d'un chemin ombragé d'arbres nains Ref Vois ces jardins japonais, ces fragments d'éternité Je ne veux pas d'un chemin ombragé d'arbres nains Ref |
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La laisse (haut) |
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| Deux mètres de chaîne de métal Enchaînent l'animal au maître Ou bien le maître à l'animal Etrange le lien qui lie les êtres Ce lien d'acier, toi l'animal Ref : Lequel de nous tient la laisse Si un jour tu me délaisses Tu m'observes compliquer ma vie Pardonne-moi, toi, l'animal Ref Donner jusqu’à ton existence Et ma pudeur pour muselière |
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Roissy (haut) |
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| La file du milieu, la pluie sur le pare-brise Les autres n’avancent pas mieux, que veux-tu que je te dise Dans une heure un avion me l’envole D’accord j’t’demande plus d’faire attention… (mais)… Fais bien attention Elle téléphone à
Joël, s’allume une cigarette Premières lueurs de Roissy, elle a sorti son miroir Silence à l’embarquement, elle détourne son visage La file du milieu, la pluie dans mes lunettes |
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L’Irlandaise (haut) |
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| Une terre de lumière, de colère et de vent Qui maquille de vert les morsures de l’océan Travestie de légendes, chavirée de violons Une île au goût de cendres, de tourbe et de charbon On
s’y partage un dieu d’amour et de lumière Instrum.
On y croit en un dieu qui fait de nous des frères Instrum.
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Un prénom sur mon cartable (haut) |
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| Le crime est presque parfait, les corps inanimés Comme dans un conte défait, deux amants décimés Décimés par l’impensable Mouvant du sablier Anneaux d’argent, noces de sable Rien d’indispensable Bien embusquée dans nos murs, l’érosion
sentimentale On gardait les mains dans nos poches On gardait les mains dans nos poches |
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Météo marine (haut) |
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| Hebrides, Cromarty, on embarque, on est parti Viking, Utsire, J’voulais pas venir Dogger, Fisher, mon coeur, j’ai mal au cœur Forth, Forties, force sept après la brise Arrête la météo
marine
Arrête la météo marine
Arrête la météo marine (Parlé : Tiens, ils parlent de ta mère à la radio |
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J’attends mon tour (haut) |
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| Printemps soixante seize Lycée Sadi Carnot Première douche écossaise Tu danses avec Arnaud Et j’attends autour, j’attends autour Eté quatre vingt-deux Et j’attends toujours, j’attends toujours Que tournent les aiguilles de l’horloge du quartier Saint Valentin, contrarié Et j’attends l’amour, j’attends l’amour Hiver quatre vingt douze Et j’attends mon tour, j’attends mon tour Et que tournent les aiguilles de l’horloge du quartier Et j’attends l’amour, j’attends l’amour Fidèle à ta confiance J’attendais mon tour, j’attendais mon tour Et que tournent les aiguilles de l’horloge du quartier Maintenant, j’te préviens Lola J’attendrai Cécile, j’attendrai Cécile Tournent les aiguilles de l’horloge du quartier Et coule le sable dans le sablier |
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Les remparts de Saint Malo (haut) |
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A l’heure de se jeter à l’eau, dans la tiédeur du bord de mer La lune fait le vent indulgent Sur les remparts de Saint Malo, ça a marché avec ta mère Et ça, crois-moi, c’est plutôt encourageant Si elle te fait l’effet d’un aimant Si elle te fait un effet dément Emmène-la un soir où la lune repeint l’eau Emmène-la sur les remparts de Saint Malo Je ‘sais pas si c’est le vent de terre Les sanglots des mâts des bateaux Le son rugueux de l’Angleterre Emmène-la à Saint Malo Si vraiment tu n’en mènes pas large, pose une main sur son épaule T’as vu, t’as un brin sur ta veste Fais une prière au vent du large, après j’ai oublié, c’est drôle Mais là, crois-moi, les embruns feront le reste Si elle te fait l’effet d’un aimant Si elle te fait un effet dément Emmène-la un soir où la lune repeint l’eau Emmène-la sur les remparts de Saint Malo Laisse faire les fantômes des corsaires Le sang chaud des bars à matelots Le souffle amer des Telecasters Emmène-la à Saint Malo |
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Le square des peupliers (haut) |
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Au square des peupliers Assis près de la fontaine Je regardais les voiliers J’attendais que tu viennes Mais c’est l’hiver qu’est venu Dans l’ sillage des voiliers Les gosses ont disparu La fontaine est figée Passent les jours, les saisons, j’attendrai sur mon banc Comme le dernier des cons, comme quelqu’un qui t’attend Et je regarde les passants Ils regardent mon banc Et le temps s’accélère Et depuis plus de cent ans Au milieu de ces gens Je suis une statue de pierre Au square des peupliers Des couples se promènent Du bassin des voiliers Monte le chant des sirènes Mais sur le banc d’en face Un homme aux yeux mouillés Regarde les gens qui passent En serrant des fleurs fanées Vienne le temps des moissons, soufflent les vents de l’automne Sur le premier frisson d’un être qu’on abandonne Et qui regarde les enfants Jouer autour de son banc Avec des soldats de fer Moi depuis plus de cent ans Au milieu de ces gens Je suis une statue de pierre Instrumental Au square des hommes de glace Comme on l’appelle aujourd’hui Avec la statue d’en face On s’amuse à faire du bruit Les gens parlent de fantômes Ils n’osent même plus s’ balader Nous on rigole comme des mômes Et le square est bien gardé J’ai écrit une chanson et dans le square tous les soirs A mon nouveau compagnon je raconte mon histoire L’histoire d’un type sur un banc Qui regarde les passants Que plus rien ne désespère Car depuis plus de cent ans Au milieu de ces gens Je suis une statue de pierre |
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A l’abri du vent (haut) |
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Asséchées par la bourrasque Les larmes coulant sous le masque Utopies de nos vingt ans Qu’emporte le vent d’Otan Démolis par la tornade Nos cœurs partis en ballade Reviennent déchirés au port Givrés par le vent du nord Mais à l’abri du vent Si un banc rue des fleurs nous assied côte à côte Si le genou de l’un effleure la main de l’autre Même si chacun reprend Son chemin droit devant A l’abri du vent Rien ne sera plus jamais comme avant A l’abri du vent Dissémine la tempête Les rêves enfouis dans nos têtes Le souffle des courtisanes Qu’emporte la Tramontane Dispersés par le mistral Partis salir les étoiles Les accords de nos pianos Qu’emporte le Sirocco Mais à l’abri du vent… |
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Le cours de toi et moi (haut) |
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Pourrais-tu dire aux actionnaires Si tu as le temps, rien qu’une fois Que j’aimerais tant revoir la mer Que je t’attends Dis-leur pour moi Si le Dow Jones n’est pas trop bas Vole un dimanche entre dunes et bruyères Une revanche sur le cours de toi et moi Comment le dire aux actionnaires Entre deux jets, Valium et vodka De tours de terre en tours de verre New York, LA Je ne sais pas Où le dollar t’enlève à moi Si nous lancions une bouteille à la mer Une OPA sur le cours de toi et moi Instrumental Pourrais-tu dire aux actionnaires Si tu as le temps, rien qu’une fois Que je t’attends au bord de mer Je prends mon temps Dis-leur pour moi Si le Dow Jones n’est pas trop bas Avant l’hiver j’organise un séminaire Un séminaire sur le cours de toi et moi |
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Les âmes jumelles (haut) |
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Echangent les âmes jumelles / Un coucher de soleil Contre un levé de lune Pour ne pas tomber dans le tunnel Ne pas sombrer dans le sommeil De la fosse commune S’écorchent les âmes jumelles / Des lambeaux de tendresse A coups de canne blanche Dans leurs cœurs donjons de citadelles Dorment des démons de maladresse Et des chiens d’avalanche S’embrasent les âmes jumelles / D’une flamme rebelle Trop d’utopies plein la tête Mais sous le feu croisé des sentinelles Elles s’effondrent comme des tours de Babel Lacérées par la tempête S’enlacent les âmes jumelles / De savoir se comprendre Et se comprennent trop vite Si un matin leurs sentiments s’emmêlent Elles savent déjà qu’elles ne sauront se surprendre Alors le soir elles se quittent Echangent les âmes jumelles / Un coucher de soleil Contre un levé de lune Pour ne pas tomber dans le tunnel Ne pas sombrer dans le sommeil De la fosse commune |
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Pégase (haut) |
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Il a mis ses lunettes, il caresse la pierre Effleure de ses vieux doigts l'arête minérale Il recherche une fêlure, un souffle millénaire Une âme emprisonnée dans la roche ancestrale Les lames de métal viennent entailler la pierre On y devine soudain les yeux d'un animal Quand surgissent les naseaux, le torse, la crinière La roche nourricière enfante d'un cheval Mais qui lui a dit pour le cheval Sait-il ce qui vit dans les pierres Et se peut-il qu'un autre animal Dorme à nos pieds dans la poussière L'Excalibur d'acier trace une ultime nervure L'écume blanchit alors les crins ébouriffés De ce cheval de Troie à la fière encolure Dont le souffle animal investit l'atelier Instrumental Mais qui lui a dit pour le cheval Sait-il ce qui vit dans les pierres Et se peut-il qu'un autre animal Dorme à nos pieds dans la poussière Otant son tablier, il s'adresse au chef-d'œuvre Que n'ai-je le pouvoir de sculpter les humains Ces visages disgracieux au regard de couleuvre En faire des Apollons façonnés par mes mains Tu m'as fait fier pur-sang, toi le maître tailleur Mais sais-tu qu'hier encore j'étais prince du ciel Et que là d'où je viens le talent est ailleurs Les dieux m'ont fait Pégase mais tu m'as coupé les ailes Et quand tu rêves de sculpter les hommes Songe aux anges qui dorment dans les pierres Pense à Pégase et souviens-toi comme Il pleure ses ailes dans la poussière |
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L'indienne (haut) |
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Les flèches de coudrier, les vaches autour de la maison Dans le vieux marronnier, deux apaches traquaient les bisons Les apaches ont grandi, effacé les peintures de guerre Le temps n'a pas trahi, a changé les amis en frères Quand t'as croisé ses yeux, les miens je crois n'ont rien montré L'ébène de ses cheveux, le vent dans les reflets bleutés Puis sa main dans la tienne, la flèche a déchiré mes veines Les jours effacent la peine mais pas le visage des indiennes Ref Ton indienne a les yeux si clairs, on y voit le fond des rivières Ton indienne a les yeux trop clairs quand j'ai besoin de lumière Ton indienne a le sang trop chaud, elle a le vent tatoué sur la peau Malgré nous, malgré toi mon frère, j' déterre la hache de guerre La cour de la récré, les batailles dans le vieux préau Les westerns au ciné, les filles pas vraiment des cadeaux Et toi t'en souviens-tu comme on escaladait les barrières Toi le chef de tribu, moi le p'tit sioux qui courait derrière Un soir à la rivière, j'ai trouvé ses bracelets nacrés Le noir de ses paupières avait sali ses joues cuivrées Quand t'as dénoué ses tresses, le sang s'est glacé dans mes veines On oublie sa détresse mais pas le visage des indiennes Ref Instrumental Les tambours ont tonné.... Les tambours ont tonné quand l'ange s'est découvert des ailes Les tambours ont tonné, les Comanches aussi sont infidèles J' n'ai pas vraiment lutté, je sais bien quand ça n'est plus la peine On peut tout sacrifier mais pas le visage des indiennes Ref |
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Mosquito Reggae (haut) |
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Partis pour une autre terre Une terre moins terre à terre Malades sur le bateau La mer est bien amère Et le soleil trop chaud Exotique et mystique La Jamaïque, c'est magique Wailers et Bob Marley J'suis bouffé par les moustiques Et j'en ai marre du reggae Ref C'est le reggae des moustiques Qui nous ont ruiné nos vacances à la Jamaïque J'en ai ma claque des moustiques C'est tellement con, quand on y pense et puis ça pique Et toute la nuit, ça chante (reggae) Un moustique en vacances, ça n'a jamais sommeil Ca tourne en rond dans la tente Ca raconte ses vacances et ça ronronne dans les oreilles Amère la grande aventure L'aventure caricature Bidonvilles et ghettos Coups d' soleil et courbatures J'ai mal à mon sac à dos Pas de musique touristique Authentique est la rythmique Kingston et ses studios Mais c'est l' reggae des moustiques Qui passe à la radio Ref Instrumental Partis pour une autre terre Une terre moins terre à terre Malades sur le bateau La mer est bien amère Et le soleil trop chaud Ref Mosquito Reggae…. |
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Le chant des loups (Livre de la jungle) (haut) |
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Voile de brume sur le village, couché contre une fille des hommes Deux étoiles me dévisagent, elles me regardent un peu comme Un enfant fou de la forêt et du vent, je le sais bien Comme le fils d’un loup et souvent je me souviens Le souffle chaud des louves, quand elles sont venues me chercher Un berceau que l’on découvre, les pleurs d’un enfant nu sur le rocher Les jeux souvent violents de mes frères sans manières Et puis l’odeur du sang aux murs de la tanière Quand vient la nuit, le chant des loups me rappelle Que sous la pluie la lune est encore plus belle La jungle est si dure, elle renie son enfant J’ai soigné mes blessures, ici au moins on m’attend On m’attend… Ici le feu est partout, mes frères humains l’ont apprivoisé Pour éloigner mes frères loups de la tiédeur de leurs foyers Mais il réchauffe les os engourdis de tristesse Illumine la peau d’un étrange caresse Quand vient la nuit, le chant des loups me rappelle Que sous la pluie la lune est infidèle La jungle est si dure, elle renie son enfant J’ai soigné mes blessures et c’est ici qu’on m’attend On m’attend… |
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